Publié le 16 mars 2018

Effondrement d’un pont flambant neuf

Le bilan humain pourrait encore s’alourdir. Les secouristes n’ont plus aucun espoir de trouver des survivants.

Au moins six personnes sont mortes dans l’effondrement spectaculaire d’un pont piétonnier flambant neuf qui enjambait une autoroute reliant la ville de Miami à celle de Sweetwater (Floride). Ce bilan pourrait encore évoluer alors que les secours poursuivent leurs recherches sous les gravats. Dix personnes ont par ailleurs été hospitalisées.



Plus d’espoir de retrouver des survivants

Au lendemain du drame, les secouristes n’ont plus le moindre espoir de retrouver des survivants. « Nous sommes passés d’une mission de recherche et sauvetage à une opération de récupération et d’enquête », a déclaré au cours d’une conférence de presse de ce vendredi Maurice Kemp, adjoint au maire de de la ville de Sweetwater.

« Il n’y a plus de survivant », a souligné le chef des pompiers de Floride Dave Downey, tandis que le directeur de la police du comté de Miami-Dade, Juan Perez, a précisé que les autorités « s’attendent à trouver d’autres personnes » dans les véhicules coincés sous les décombres.

Plus tôt, le sénateur de Floride Bill Nelson avait laissé entendre sur la chaîne Fox News avoir été informé d’un bilan « allant de six à 10 morts », mais sans préciser ses sources.

Le président américain Donald Trump a salué sur Twitter le travail des sauveteurs : « De nombreux courageux secouristes se sont précipités pour sauver des vies. Merci pour votre courage ».

Les secouristes inspectaient encore les lieux dans la soirée, à la recherche de personnes qui pourraient être prisonnières des gravats. Une énorme grue était sur place pour déblayer les décombres. Une centaine de pompiers, dont des brigades canines, ont été déployés, selon les autorités.

Un chaos indescriptible 

« C’était comme si une bombe venait d’exploser », raconte l’un des premiers policiers arrivés sur les lieux, Juan Carlos Llera. Ce détective de la petite localité de Sweetwater était au poste de police, à environ un pâté de maisons de l’accident, quand il a entendu « un bruit d’impact très fort ».

Il s’est alors précipité vers le pont, posé samedi et qui n’avait pas encore été ouvert au public, et a commencé à porter secours à des blessés, dont trois employés du chantier. « Un avait le crâne ouvert » mais était toujours vivant, « un autre était blessé à la jambe et le troisième était inconscient », indique Juan Carlos Llera. Il a tenté de réanimer ce dernier mais ignore s’il a survécu.

« Je ne sais pas combien on était, c’était de la folie. Il y avait beaucoup de civils qui tentaient d’aider », témoigne-t-il encore, précisant : « Ce sont eux qui sont arrivés en premier ».

Encore tremblante, Lynnell Collins a raconté sur CNN qu’elle conduisait sous le pont piétonnier « quand tout ça est tombé ». « Je suis sortie de ma voiture et avec d’autres on est parti en courant vers là-bas. On a commencé à aider des gens dont la voiture n’était qu’à moitié écrasée et ceux qui pouvaient être sauvés plus facilement ».

Comprendre comment ce pont a pu s’écrouler

Deux entreprises, MCM Construction et FIGG Bridge Design, avaient travaillé ensemble à la construction de l’édifice. « Nous coopérerons totalement avec les autorités pour comprendre ce qu’il s’est passé, et pourquoi. En 40 ans d’histoire, rien de tel n’est jamais arrivé », a déclaré FIGG Bridge.

Le patron de l’agence fédérale de sécurité dans les transports (NTSB) Robert Sumwalt a indiqué qu’une équipe de quinze enquêteurs se trouvait sur le site de l’accident, et devrait rester cinq à sept jours. « Ce sera une enquête très minutieuse », a-t-il assuré, précisant qu’il s’agit de déterminer la cause de l’accident et d’émettre des recommandations pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. « Mais ce n’est lié en aucun cas à d’éventuelles inculpations », a-t-il martelé. A ce sujet, Juan Perez a expliqué qu’une enquête pour homicide avait été ouverte « parce que des personnes sont mortes mais cela ne veut pas dire qu’il y aura des inculpations criminelles ».

Le pont devait relier les bâtiments où logent les étudiants de l’université à Sweetwater, située de l’autre côté de l’autoroute. Sur les images, aucun escalier y donnant accès n’apparaît. Selon le journal local « Miami Herald » qui lui avait consacré un article le week-end dernier, l’ouvrage pesait 950 t et devait être fini en 2019. Le maire de Sweetwater l’a qualifié de « modèle d’urbanisme du XXIe siècle ».

 

Source : leparisien.fr







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